Le chancre bactérien

Publié le par Keloise

Responsable :

 

Comme son nom l'indique, le responsable de ce chancre n'est pas un champignon pathogène mais une bactérie (pseudomonas syringae qui touche le cerisier, le pêcher, l'abricotier, pseudomonas mors-prunorum plus spécifique des pruniers.

 

Dégâts apparents :

 

L'écorce de l'arbre (tronc, branches ou rameaux) présente un ou plusieurs chancres, en creux, qui exsudent une gomme visqueuse, épaisse, blanc jaunâtre. Les feuilles et bouquets floraux prochent sèchent, puis toute la branche dans la partie supérieure au chancre lorsque celui-ci gagne en largeur et se creuse.

 

Période des dégâts :

 

Automne surtout, parfois aussi lors d'un printemps pluvieux.

 

Plantes les plus sensibles :

 

Les cerisiers et les pruniers, les abricotiers et les pêchers, tous les prunus à fleurs, les pommiers également.

 

Conditions favorables :

 

Cette maladie se manifeste sur des arbres déjà affaiblis par les conditions de culture, la pollution... Elle pénètre souvent par une blessure de l'écorce, plaie de taille, cassure ou autre. Les bactéries sont actives au printemps et en automne, par temps humide, mais inactives en été.

 

Traitement préventif :

 

Il n'existe pas de prévention efficace si ce n'est une bonne hygiène lors de la taille des arbres en veillant à désinfecter les lames des outils de coupe (sécateur, ébrancheur, scie égoïne) avant de passer d'un arbre à l'autre. Appliquer un mastic cicatrisant sur les grosses plaies de taille contribue également à les protéger.

 

Traitement biologique :

 

La première intervention indispensable consiste à tailler rameaux ou branches sous les parties malades en veillant à rabattre jusqu'au bois sain (de couleur claire en coupe). Les seuls produits présentant une certaine efficacité sont les fongicides à base de cuivre, comme la bouillie bordelaise. Procéder à une application fin septembre, une autre au début de la chute des feuilles, puis lorsque celles-ci sont toutes tombées, enfin juste avant le débourrement au printemps suivant.

 

Traitement chimique :

 

Les fongicides à base de cuivre. Il n'existe pas de traitement spécifique, l'intervention essentielle étant la taille pour éliminer les organes malades.

 

Parmi les mesures d’hygiène pour limiter l’extension du chancre bactérien, il convient bien sûr d’éliminer ou brûler les parties malades.

 

Les périodes pluvieuses et ventées au printemps et en automne sont les plus favorables à la propagation de cette maladie bactérienne. Les bactéries présentes sur les feuilles mais inactives profitent d’une plaie pour pénétrer dans le système vasculaire de l’arbre.

 

Les dégâts les plus importants du chancre bactérien sont généralement observés chez les cerisiers, fréquemment atteints par cette maladie.

 

 

 

 

 

 

 

Publié dans Maladies et ravageurs

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