Carpocapse du pommier

Publié le par Keloise

C'est un ravageur.

 

Responsable :

 

Les chenilles rosées à tête brune d’un petit papillon grisâtre qui vole au crépuscule, Cydia pomonella
Dégâts apparents :
Les fruits, pommes ou poires, tombent prématurément et sont véreux. L’épiderme du fruit présente un petit orifice entouré de sciure brune, point de pénétration de la larve qui gagne le cœur du fruit en creusant une galerie.
Période des dégâts :
Eté surtout, parfois dès le printemps, car plusieurs générations peuvent se succéder entre printemps et été.
Plantes les plus sensibles :
Les chenilles du carpocapse sont l’ennemi numéro un des pommiers et poiriers.
Traitement préventif :
 
Des pièges à phéromones posés dans les arbres piègent les carpocapses mâles, ce qui limite la fécondation et la ponte des papillons femelles. Ces pièges peuvent suffire à limiter l’attaque, mais il convient de les installer assez tôt, dès avril dans le sud, en mai ailleurs. Autre mesure préventive pour limiter le nombre de larves : la pose en automne d’un manchon de carton ondulé à la base du tronc pour piéger les larves descendant à la base du tronc pour y passer l’hiver.
Traitement biologique :
 
Le nombre d’insectes adultes piégés par le piège à phéromones indique quand un traitement avec un insecticide naturel (par exemple à base de pyréthrines naturelles) aura le plus d’efficacité pour détruire les papillons.
Traitement chimique :
Toujours en déterminant les dates de pulvérisation à partir des vols observés grâce aux pièges à phéromones, il est possible d’utiliser des insecticides à base de pyréthrines de synthèse, comme deltaméthrine ou cyperméthrine.

 

Les traitements et mesures à prendre sont préventifs car les larves du carpocapse du pommier  sont inaccessibles une fois qu’elles ont pénétré dans le fruit. Il faut donc empêcher la ponte et l’accès aux fruits. Autre mesure de première importance, le ramassage et l’élimination des fruits véreux tombés au sol, pour éviter la poursuite du cycle du carpocapse.

 

Les alliés naturels du jardinier que sont les oiseaux insectivores, comme les mésanges, ainsi que les perce-oreilles, ont leur rôle à jouer dans la lutte contre les carpocapses. Il s’agit de favoriser leur présence au jardin.

 

Le cycle du carpocapse des pommes et des poires : le papillon adulte vole entre avril et juillet (deux à trois générations successives selon les régions) . Les femelles pondent sur les feuilles et les jeunes fruits, puis les larves pénètrent très rapidement dans les fruits, perçant un orifice puis creusant une galerie en spirale jusqu’aux pépins. La larve repue ressort ensuite du fruit pour chercher un abri où tisser son cocon (anfractuosités du sol ou de l’écorce) pour passer l’hiver.

 

 

 

 

 

Publié dans Maladies et ravageurs

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